Plaidoyer

Notre manifeste

Vers une culture de la coopération

L’Institut de Santé Sociale défend une approche vivante et culturelle de la santé sociale, conçue non comme un simple enjeu individuel ou biologique, mais comme un phénomène collectif et évolutif. L’objectif : contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture humaine qui soutienne la vie, les liens, et la coopération.

💡 Un postulat central : le problème est culturel.
Le mal-être au travail, l’inefficacité collective ou les conflits ne sont pas une fatalité. Ils révèlent un
manque de culture sur la coopération, les besoins humains et le fonctionnement des groupes. En s’appuyant sur des savoirs actuels en psychologie et en sciences sociales, des pratiques nouvelles peuvent émerger, favorisant écoute, résilience et co-création.

🚧 La violence, un fardeau culturel.
La culture dominante est marquée par des violences systémiques : familiales, scolaires, professionnelles, institutionnelles… Ces violences affectent profondément la capacité à coopérer.
Le conflit, pourtant naturel et potentiellement fécond, est souvent confondu avec la violence. Réhabiliter le conflit comme ressource est un enjeu crucial.

🧩 La santé des groupes humains.
Certains groupes soutiennent le bien-être, la confiance et la puissance d’agir. D’autres, au contraire, alimentent la souffrance, la violence et la défiance. Une organisation saine est capable de
tenir compte des besoins humains, d’être créative face aux défis, et de gérer les conflits de manière constructive.

🎯 Une théorie du changement.
La transformation passe par un apprentissage collectif continu : mise en place de
processus de dialogue, de décision partagée et de mesure régulière du bien-être collectif. À plus large échelle, l’Institut de Santé Sociale s’appuie sur la perspective d’une évolution culturelle consciente (inspirée de Prosocial World) : changer les récits que nous portons sur l’humain, favoriser la coopération, et mesurer ce qui compte vraiment.

🌍 Le point de départ du changement : là où nous sommes.
Chacun·e participe déjà à une culture existante. Le changement culturel commence donc depuis notre position sociale actuelle, mais
jamais seul·e : il s’inscrit dans des groupes, des organisations et des collectifs. La transformation exige des intentions partagées et cohérentes. Elle ne peut être imposée autoritairement sans reproduire la violence qu’elle prétend dépasser.

 

🧭 Ce manifeste est à la fois une boussole politique et pratique pour toutes celles et ceux qui veulent incarner une société plus respectueuse du vivant, en commençant par leurs propres milieux d’action.